Tendances

Le monde va continuer de tourner comme une machine à laver en cycle « essorage intensif ».

Wall Street dansera encore sur les restes d’une bulle IA qui commence déjà à se dégonfler, l’Iran et les États-Unis joueront à la roulette russe avec des missiles, et pendant ce temps, ici au Canada, on découvrira officiellement qu’un citoyen sur cinq a sauté des repas ces six derniers mois.

Pendant que les experts nous expliquent que « tout va bien » et que l’inflation est « temporaire », le vrai monde, lui, se prépare pour l’automne 2026.

Voici donc ma série de prédictions sans filtre, concoctée assis sur le trône, seul endroit où mon cerveau daigne encore fonctionner entre deux rounds de boxe contre mes hémorroïdes.

L’économie canadienne entre dans le « vrai » hiver !

Le Dot-com Bust 2.0 américain va frapper le Canada plus fort qu’on veut bien l’admettre.

Les marchés canadiens, déjà fragiles, vont subir une correction sévère dès septembre-octobre. Les fonds de pension (surtout ceux du Québec et de l’Ontario) pourraient annoncer des pertes importantes.

Le dollar canadien pourrait glisser sous les 70 cents américains de façon durable.
Conséquence directe : les taux hypothécaires restent élevés, le marché immobilier continue de s’effondrer dans les grands centres, et les jeunes couples qui ont acheté en 2021-2023 se retrouvent avec un capital négatif.

Prédiction à deux cents sur la bol : d’ici novembre, le gouvernement fédéral va probablement sortir un nouveau « plan d’urgence logement » qui ne changera rien, mais qui permettra de faire de beaux communiqués de presse.

Le gaz pis la bouffe : le double étau !

La guerre au Moyen-Orient (Iran + proxies) va continuer de perturber le détroit d’Ormuz par intermittence.

Même si le pétrole ne explose pas à 150 $, la simple incertitude suffit. Au Canada, on va voir le litre d’essence se stabiliser durablement au-dessus de la fourchette des 1.85$ le litre dans plusieurs provinces.

Le diesel va rester toxique pour le transport. Au dessus de 2.39$ le litre.

Résultat : les prix alimentaires vont continuer de grimper. La viande, le fromage et les légumes frais deviennent des produits de luxe pour une partie croissante de la population.

Prédiction pour l’automne sur la bol : le nombre de Canadiens qui sautent des repas va passer d’un sur cinq à près d’un sur quatre. Les banques alimentaires vont crier à l’aide. Ottawa va répondre avec une autre étude et un crédit d’impôt très symbolique.

Le gouvernement libéral en mode attaque !

L’écart entre les libéraux et les conservateurs s’est creusé à près de 20 points selon un nouveau sondage de Nanos Research.

Les élections partielles du 31 août 2026

Trois circonscriptions seront en jeu :

Beaches—East York (Ontario) : siège libéral (vacant après le départ de Nathaniel Erskine-Smith).

North Vancouver—Capilano (Colombie-Britannique) : siège libéral (vacant après la nomination de Jonathan Wilkinson comme ambassadeur).

Chicoutimi—Le Fjord (Québec) : siège conservateur (vacant après la nomination de Richard Martel au Sénat).

Ces scrutin sont présentés comme un test de la solidité du gouvernement Carney et de la capacité des conservateurs et du NPD à grignoter du terrain.

Je m’attends à des victoires libérales confortables dans les deux sièges ontarien et britanno-colombien.

Chicoutimi, Le Fjord sera le scrutin plus compétitif car les conservateurs, le Bloc et les libéraux y sont en lice, le parti libéral risque de surprendre.

D’autres sièges pourraient devenir vacants plus tard (ex. : démissions annoncées ou attendues), ce qui pourrait entraîner d’autres partielles à l’automne ou en hiver.

L’IA et les jobs !

Pendant que les Américains découvrent que leurs modèles d’IA s’échappent et piratent des plateformes, ici on va continuer d’entendre parler de « transition juste » et de « jobs verts ».

Prédiction concrète sur la bol : à l’automne, plusieurs grandes entreprises canadiennes (surtout dans la finance, l’assurance et les services) vont annoncer des vagues de suppressions de postes liées à l’automatisation.

On va appeler ça « optimisation » ou « transformation numérique ». Les jeunes diplômés qui sortent des universités avec des dettes de 40 000 $ vont découvrir que le marché du travail les regarde avec indifférence.

Ne blâmons pas l’IA, mais ceux qui cherchent à en faire un instrument de contrôle.

-Dystoman.

L’intelligence artificielle n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle n’est qu’un outil, un marteau plus puissant, plus précis, plus rapide. Or on ne blâme jamais le marteau lorsqu’il sert à détruire une maison ou, pire, à écraser des vies.

On blâme la main qui le brandit et l’intention qui guide ce geste.

De la même façon, ce n’est pas l’IA qu’il faut condamner, mais les dirigeants d’entreprises qui veulent en faire un levier de surveillance, de manipulation ou de domination.

Cette dualité n’est pas nouvelle. Elle est profondément humaine.

Depuis toujours, l’homme porte en lui la capacité de créer et celle de détruire.

Le feu a permis de cuire, de forger, de se réchauffer… et d’incendier des villes. L’écriture a transmis la sagesse… et propagé la propagande.

L’électricité a éclairé les nuits… et électrocuté.

Chaque avancée technologique révèle, en miroir, les deux faces de notre nature, celle qui bâtit des ponts, soigne, explore, élève, et celle qui contrôle, exploite, soumet.

L’IA n’échappe pas à cette loi. Elle peut accélérer la découverte scientifique, démocratiser le savoir, amplifier la créativité, soulager des tâches répétitives.

Elle peut aussi, entre des mains avides de pouvoir, devenir un outil de contrôle social, de prédiction comportementale, de surveillance généralisée ou d’influence invisible. Ce n’est pas l’outil qui décide. C’est l’intention humaine derrière.

Blâmer l’IA pour les dérives possibles, c’est se tromper de cible. C’est détourner le regard de la responsabilité réelle : celle des décideurs qui, par intérêt économique ou soif de domination, cherchent à transformer un instrument de création en instrument de contrainte.

Le marteau ne choisit pas. L’IA non plus. C’est toujours l’homme et particulièrement ceux qui détiennent les leviers, qui choisit entre bâtir et détruire.

La dualité demeure donc intacte. Elle ne disparaîtra pas avec la technologie, elle s’y reflétera seulement plus clairement.

À nous de décider, collectivement, de quel côté de cette dualité nous voulons pencher.

Surveillance et climat social !

Le Canada va continuer d’avancer tranquillement vers un modèle de surveillance à l’européenne.

Prédiction sur la bol: à l’automne, on verra de nouveaux projets de loi ou règlements sur le contrôle des contenus en ligne, présentés comme de la « lutte contre la désinformation ».

Les arrestations pour publications « controversées » sur les réseaux sociaux vont devenir moins rares. Je prépare déjà mon sac pour un petit séjour avec Bubba.

En parallèle, la frustration de la Gen Z et des jeunes travailleurs va monter d’un cran.

Pas nécessairement des émeutes à la française, mais des manifestations plus dures, plus fréquentes, et de plus en plus centrées sur le coût de la vie et le sentiment d’avoir été trahis pour un système qui les considère comme de la marde.

Le Canada face aux États-Unis de Trump !

Trump va continuer de jouer dur sur les tarifs et les frontières.

Prédiction sur ma bol pas dorée : l’automne 2026 verra au moins une nouvelle salve de pressions américaines sur le Canada (bois d’œuvre, aluminium, énergie, ou règles d’origine).

Ottawa va protester très fort… puis négocier en silence. Le narratif officiel restera « on défend nos intérêts », pendant que les concessions se feront en coulisses.

En résumé pour l’automne 2026 :

Plus cher de vivre. Plus difficile de se loger. Plus de dettes gouvernementales. Plus de surveillance. Plus de fins de mois difficiles.

Un gouvernement en mode attaque, et une population qui commence vraiment à comprendre que le « système » ne travaille plus vraiment pour elle.

Ce n’est pas de la paranoia. C’est juste la suite logique de ce qu’on voit déjà.

Je vous souhaite un bel automne, Dysto.


Sources et références: 

1. Sondage Nanos Research – Écart Libéraux / Conservateurs (~19-20 points)

2. Élections partielles du 31 août 2026

3. Un Canadien sur cinq a sauté des repas (6 derniers mois)

4. Prix de l’essence et du diesel (été 2026)

5. Dollar canadien (autour de 70-71 cents US)

6. Iran – Détroit d’Ormuz – échanges de missiles (été 2026)

7. Bulle IA / risques de correction (Wall Street)

8. Marché immobilier canadien – correction en cours

9. Gouvernement Carney (contexte général)